Publications, articles de presse, classements, awards et évènements à venir
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01, 2026
Le 11 décembre 2025, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen sont parvenus à un accord sur le paquet pharmaceutique européen, qui comprend une nouvelle directive et un nouveau règlement. Bien qu’un accord politique ait été trouvé, ce paquet n’est pas encore entré en vigueur.
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12, 2025
La Commission européenne a publié le 19 novembre dernier un projet de réforme du cadre numérique européen acquis, dénommé le « Digital Omnibus », présenté comme simplifiant les principaux textes de l’écosystème numérique européen. Visant principalement les règles relatives aux données personnelles issues du RGPD2, il s’agirait de la première réforme de ce texte depuis son adoption en 2016.
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12, 2025
Managing IP consacre son dernier article – “‘Walking a tightrope’: practitioners assess impact of UPC fee hike” – aux enjeux liés à l’évolution récente des frais devant la Juridiction unifiée du brevet.
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11, 2025
Lawyers at Lavoix provide an overview of the UPC’s approach to inventive step and whether the forum is promoting its own approach rather than following the EPO.
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11, 2025
La médiation intègre la stratégie contentieuse en propriété intellectuelle (PI) et doit être anticipée, que ce soit devant les juridictions nationales, ou les offices de PI internationaux (OMPI, EUIPO pour les marques et dessins et modèles de l’UE).
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09, 2025
Dans la continuité du décret n° 2024-673 du 3 juillet 2024, a été publié le 8 juillet 2025 le deuxième épisode du même nom : « Magicobus II » (pour son nom complet : décret n° 2025-619 du 8 juillet 2025 portant diverses mesures de simplification de la procédure civile).
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06, 2025
Depuis la sortie du jeu d’arcade Pong, en 1972, le droit a toujours rencontré des difficultés à appréhender le jeu vidéo.
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06, 2025
La jurisprudence récente en matière de droit des logiciels témoigne de certaines tendances, qu’il est intéressant de synthétiser.
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04, 2025
En matière de données personnelles, les données de santé sont spécifiques, leur régime de protection étant davantage protecteur pour la personne physique concernée.
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03, 2025
Le règlement européen sur l’intelligence artificielle (IA), entré en vigueur le 1er août 2024, est le premier règlement régulant l’IA. Il aura un impact significatif pour les entités qui déploient des systèmes d’IA.
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03, 2025
L’entrée en vigueur de la Juridiction unifiée du brevet (JUB) le 1er juin 2023 a marqué un tournant majeur dans le domaine du droit des brevets en Europe.
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02, 2025
Dans cette décision importante (UPC_CoA_30/2024 APL_ 4000/2024 Fives ECL, SAS vs. REEL GmbH), la cour d’appel a statué sur la compétence de la Juridiction Unifiée du Brevet (JUB) pour se prononcer sur les dommages d’une contrefaçon décidée par une juridiction nationale, ainsi que sur sa compétence concernant des actes de contrefaçon commis avant l’entrée en vigueur de l’Accord relatif à une Juridiction Unifiée du Brevet (AJUB).
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02, 2025
Décision UPC_CFI_355/2023 en date du 28 janvier 2025.
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01, 2025
Lavoix, acteur européen majeur du secteur de la Propriété Intellectuelle annonce la nomination de nouvelles associées : Ariane Chauveau, Eva Laur, Marie-Anne Milon et Bertille Thémé, toutes quatre Conseils en Propriété Industrielle et Mandataires en Brevets Européens.
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01, 2025
Lavoix, cabinet européen reconnu pour son expertise en Propriété Industrielle, accélère la croissance de son équipe en Chimie et Biologie avec l’arrivée de deux nouveaux associés dans ces domaines d’activité. En 2024, Isabelle Bosser rejoint le bureau de Lyon, tandis que Michael Schlauch intègre l’équipe de Munich, apportant chacun leur expertise dans des domaines stratégiques de l’innovation scientifique.
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01, 2025
La pause estivale a annoncé diverses modifications de la procédure civile du fait de l’entrée en vigueur le 1 septembre 2024 de l’essentiel des dispositions du décret du 29 décembre 2023 [1] et du décret du 3 juillet 2024 [2].
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12, 2024
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07, 2024
La publicité et la communication dans le cadre d’évènements, comme les Jeux Olympiques de Paris 2024, sont souvent des sujets qui amènent leur lot de contentieux, communément appelé « ambush marketing ».
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06, 2024
Lavoix, acteur européen majeur du secteur de la Propriété Intellectuelle (PI), annonce l’acquisition du cabinet italien Giambrocono.
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06, 2024
Le succès d’une action en contrefaçon repose sur la solidité des éléments de preuve à disposition du demandeur.
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06, 2024
Le 1er juin 2023 était officiellement lancée la juridiction unifiée du brevet, rassemblant 17 États européens et visant à simplifier la gestion des brevets pour les entreprises.
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06, 2024
Lavoix fait le bilan de la première année d’activité de la juridiction unifiée du brevet (JUB).
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06, 2024
L’image et le nom des sportifs sont les deux actifs les plus importants dans leur communication. Plusieurs options sont possibles pour les protéger, dont la protection des noms patronymiques et le droit des marques.
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05, 2024
Le règlement européen connu sous le nom de « Digital Services Act » (DSA) est entré en vigueur pour l’ensemble des plateformes en ligne le 17 février dernier : rappels et recommandations.
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03, 2024
Beaucoup de débats existent autour de l’intelligence artificielle (IA) et son déploiement soulève des questions juridiques que tentent d’encadrer les législations naissantes, comme la proposition de règlement européen sur l’intelligence artificielle (règlement IA) proposé par la Commission en 2021, et adopté par les 27 membres de l’Union le 2 février 2024.
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12, 2023
Lavoix, acteur européen majeur du secteur de la Propriété Intellectuelle (PI), annonce l’acquisition de Marcuria, cabinet d’avocats dédié au droit des marques, fondé par Claire Ardanouy et Emmanuelle Jaeger, toutes deux avocates au Barreau de Paris et diplômées en propriété intellectuelle.
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09, 2023
Philippe LODS a évoqué les bonnes pratiques en termes de contrefaçon et de surveillance en douanes pour les marques dans LexInside. Une interview menée par Arnaud Dumourier pour DECIDEURS TV.
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09, 2023
Depuis le 1er juin 2023, des PME s’emparent du brevet unitaire européen pour se protéger de manière plus efficace.
Si cette nouveauté réduit les coûts et fait gagner du temps, elle n’est toutefois pas toujours nécessaire.1
06, 2023
La Juridiction Unifiée du Brevet (JUB) sera officiellement lancée le 1er juin après des années de tentatives de la part des États membres. L’entrée en vigueur de la JUB verra également la mise en place du brevet unitaire. Une période dite de Sunrise Period a débuté le 1er mars 2023 pour réaliser des opt-outs : c’est-à-dire déroger à la compétence de la JUB. (suite…)1
06, 2023
Le nouveau dispositif entre officiellement en vigueur ce 1 er juin, avec le lancement opérationnel de la juridiction unifiée du brevet. Plus simple et plus rentable pour obtenir une protection élargie des innovations en Europe, il cible en particulier les PME qui exportent.
(suite…)30
05, 2023
Longtemps attendus, le brevet unitaire européen et la juridiction unifiée du brevet verront le jour ce 1er juin.
(suite…)6
04, 2023
Suite à notre petit déjeuner dédié du 16 mars dernier à Paris et à l’approche du lancement de la Juridiction Unifiée du Brevet et du Brevet à effet Unitaire, le Journal Spécial des Sociétés a publié un article.28
03, 2023
The entry into force of the UPC is an unprecedented change in the patent law landscape in Europe.
This new system brings about changes in almost all areas of patent portfolio management.
(suite…)1
02, 2023
Le brevet unitaire et la juridiction unifiée des brevets devraient voir le jour au printemps 2023. La réforme prévoit d’obtenir une protection du brevet dans 25 États membres de l’Union européenne et de défendre son titre, en cas de litige, devant une juridiction européenne unique.
(suite…)31
01, 2023
What does « opt-out » mean?
Opt-out is a request to withdraw a European patent or a published application from the jurisdiction of the Unified Patent Court (UPC). (suite…)
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12, 2022
Après de nombreux soubresauts, le brevet unitaire (BU) et la juridiction unifiée du brevet (JUB) devraient voir le jour au printemps 2023 et visent à apporter une certaine harmonisation dans la gestion des brevets en Europe. (suite…)
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12, 2022
European validation module (unitary effect patent) is now available
EasyPatent now offers a module dedicated to European validations
Dedicated to foreign patent extensions, phase commitments and validations, EasyPatent gives you access to an immediate estimate of the cost of the operation directly via IP DATA².What are the impacts ?
- A menu that allows you to select and sort according to your needs: extensions, phase commitments and European validations
- A clear display of the instructions to be transmitted and the deadlines to be respected
- Budget management with a precise estimate according to the countries and languages selected
- A comparison of the costs of validation and maintenance of the European patent with and/or without unitary effect accessible as soon as the European application is filed
Our support team is at your disposal for any question.
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12, 2022
With the entry into force of the unitary patent, the unified patent court (UPC) and the associated transitional provisions, it will be possible to escape the competence of the UPC for European published applications and patents without unitary effect (OPT OUT), by the filing of a declaration made by the effective Applicant/Patentee, before the start of proceedings.6
12, 2022
The Sunrise Period of the Unified Patent Jurisdiction was supposed to start on 1 January 2023, with a goal of the jurisdiction becoming operational on 1 April 2023.
In a press release dated 5 December 2022, the Court states that this timetable is postponed by two months. The Sunrise Period will therefore start on 1 March 2023, with the aim of the Court coming into force on 1 June 2023.
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12, 2022
The deposit of the Unified Patent Court Agreement ratification instrument by Germany will trigger the Sunrise period and the entry into force of the UPCA (3 months after the start of the Sunrise period).
In anticipation of the opening of the Unified Patent Court (UPC) that is currently planned for April 1st 2023, it will be possible to opt out existing patents and patent application from the jurisdiction of the UPC.
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11, 2022
Operation of the Unified Patent Court (UPC) is currently expected for 1st April 2023 (https://www.unified-patent-court.org/news/latest-state-play-view-launch-unified-patent-court), thus launching the sunrise period as soon as 1st January 2023.
During this sunrise period, it will be possible to opt-out European (EP) titles from the competence of the UPC. Opt-out will be possible for published EP patent applications, granted EP patents (without unitary effect) and Supplementary Protection Certificates (SPCs) issued for a product protected by a EP patent (A.83 UPCA).
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09, 2022
The European Patent with unitary effect (“Unitary Patent”) will be introduced soon. The final stage of the preparatory work will be accomplished by the end of this summer and the final missing ratification will then be deposited by Germany.
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08, 2022
Germany has ratified the UPC Agreement on February 17, 2023, see
This means that the UPC agreement will enter into force on June 1st, 2023. The UPC Agreement is one of the most important evolutions in the patent landscape in Europe for more than 40 years.
As a consequence, the sunrise period for requesting an opt-out starts on March 1st, 2023. This means that EP patent, EP patent application as well as SPC owners can file from this date on an opt-out according to Art 83(3) UPC to opt-out from the jurisdiction of the UPC. For more information, please refer to our blog, see.
Since January 1st a delay of grant and early request for unitary patent is available at the EPO. For the patents, for which a delay of grant has been requested, the grant will be published on or after the entry into force of the UPC Agreement.
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07, 2022
Qu’est-ce que le brevet européen à effet unitaire et la juridiction unifiée du brevet ? Qu’est-ce que cela va changer pour les titulaires de brevets européens ? Qu’est-ce que l’«opt out»?
3 questions à Damien Colombié, Conseil en Propriété Industrielle et Camille Pecnard, Avocat à la Cour chez LAVOIXPour lire l’article de La Semaine Juridique en intégralité, rendez-vous en page 5 et 6 de leur hebdomadaire en cliquant ici.
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07, 2022
Damien Colombié, Industrial Property Attorney, and Camille Pecnard, Attorney at Law at LAVOIX, come back on the impact of the European Patent with Unitary Effect and the Unified Patent Jurisdiction, in page 5 and 6 of the weekly La Semaine Juridique.
To read the full article of La Semaine Juridique, click here.
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05, 2022
The patents’ nationality in case of joint ownership is determined by Article 7 of Regulation 1257/2012 which states:
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04, 2022
Comment protéger le fruit de ses réflexions et de son travail efficacement ?
Anne-Sophie Auriol, conseil en propriété industrielle chez LAVOIX, fait part de son expertise dans cet article de Maddyness sur la PI et les start-ups.
Pour lire l’article de Maddyness en intégralité, cliquez ici.
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02, 2022
Les communes de Thiers et de Laguiole s’opposent pour obtenir l’appellation « indication géographique » (IG) pour la production de leurs célèbres couteaux. L’Institut national de la propriété industrielle aura le dernier mot.
Pour lire l’article de La Croix en intégralité, cliquez ici.
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02, 2022
The present system of European (EP) patents granted by the European Patent Office, has the drawback that the same patent, validated in several states, may lead to several parallel disputes in these jurisdictions.
The Unified Patent package creates a unitary effect for European patents encompassing the states that have ratified the Unified Patent Court Agreement (UPCA – to be found here). That is to say, an EP patent with unitary effect will have the same effects in all the states that ratified the UPCA and where said patent has been validated.
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02, 2022
Unitary Patent a unique protection for 17 states in Europe
With the recent ratification of Austria, the European Patent with unitary effect (“Unitary Patent”) will be introduced soon.
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01, 2022
« L’intérêt de tous est de s’entendre »
David Millet, conseil en propriété industrielle chez Lavoix, fait part de son expertise.Quel est l’enjeu de ces dossiers d’obtention d’IG ?
Il existe deux dossiers, l’un autour de Laguiole et l’autre, un peu plus ouvert qui part de Thiers et qui englobe Laguiole, ce qui est, de mon point de vue, un peu plus malin. L’enjeu est de déterminer où peut être fabriqué le couteau à l’abeille, avec la mention » couteau de Laguiole.
Avec des exceptions des couteliers qui ont déjà déposé il y a plusieurs années cette marque qui pourront continuer à les utiliser y compris pour des produits qui ne sont pas conformes à l’IG. Ils n’auront juste pas le droit d’apposer le logo » IG. Pour ceux qui n’ont pas déposé de marque, ils ne pourront plus commercialiser leurs couteaux sous la mention » Laguiole. C’est évidemment un enjeu très important qui se chiffre en millions d’euros.
Pour lire l’article de Midi Libre en intégralité, cliquez ici.
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01, 2022
Lavoix, acteur majeur du secteur de la Propriété Intellectuelle (PI), poursuit son développement international et annonce l’ouverture d’un bureau en Suisse, à Lausanne.
Ouvert depuis le 17 janvier, ce nouveau bureau est animé par Maxim Kuzmin, associé, qui travaille au sein du cabinet en matière de brevets depuis près de 10 ans après plusieurs expériences dans le milieu de la R&D, au sein d’une multinationale spécialisé dans les gaz, les technologies et les services pour l’industrie de la santé ainsi que dans un centre de recherche spécialisé dans la modélisation et la simulation numérique.
La performance de la Suisse en matière d’innovation est l’une des meilleures au monde, grâce notamment à de solides institutions dans la recherche, tant dans le secteur public que privé et à une économie basée sur la connaissance et la production de biens et services à forte valeur ajoutée.
« La Suisse a développé au cours des trente dernières années, un environnement sûr et efficace pour la gestion des droits de propriété intellectuelle. LAVOIX accompagne déjà plusieurs clients qui déposent leurs brevets en Suisse. Cette implantation à Lausanne va nous permettre de renforcer notre présence en Europe et à l’international et offrir ainsi à nos autres clients de nouvelles opportunités pour développer leur stratégie PI… »
Philippe Blot, Président de LAVOIX.
Ce nouveau bureau est la 5e implantation en Europe de LAVOIX. Présent depuis plus de 120 ans en France, depuis plus de 10 ans en Allemagne, avec un bureau à Munich à quelques mètres du siège de l’OEB (Office Européen des Brevets), LAVOIX est également installé en Italie à Milan, au Luxembourg depuis 4 ans et bénéfice d’un réseau de correspondants établis dans 170 pays.
Adresse du bureau LAVOIX de Lausanne : Voie du chariot 3, 1003 Lausanne Suisse.
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01, 2022
Selon une enquête de l’Union des fabricants – Unifab, ce sont près de 27 millions d’annonces illicites qui ont été retirées des sites internet en 2021. La contrefaçon sur Internet touche désormais tous les secteurs d’activités sans exception et implique de nombreux acteurs (prestataires techniques et de services web) avec des responsabilités en cascade. Avec l’explosion du e-commerce, le risque et la pression sur les entreprises augmentent.
Dans ce contexte, la proposition de loi « visant à moderniser la lutte contre la contrefaçon » adoptée en première lecture à l’unanimité par l’Assemblée Nationale le 25 novembre dernier, envoie un signal intéressant : l’étendue du fléau est prise en compte par les députés.
Pour autant, l’arsenal juridique français sur ce sujet est déjà riche. Que prévoient les dispositifs existants pour prévenir et lutter contre la contrefaçon ? Quels sont les apports de cette proposition ? Quelles mesures sont utiles et quels points restent à éclaircir pour une lutte contre la contrefaçon en ligne plus efficace en pratique ?
Les apports de la proposition de loi
Le texte adopté en première lecture fin novembre propose de nouvelles mesures de différentes natures.
Il vient ajouter au code des douanes un chapitre V visant à prévenir les infractions commises par l’intermédiaire d’internet. Les nouvelles dispositions viendraient, entre autres, contraindre les opérateurs de plateforme en ligne ainsi que les hébergeurs à figurer sur une liste rendue publique si les agents de douane constatent qu’il existe un risque que les infractions relatives à différents délits douaniers (faits de contrebande, opération financière entre la France et l’étranger sur des fonds provenant d’un délit douanier…) sont susceptibles d’être commises par l’intermédiaire de leurs services.
Si malgré cette procédure préventive l’infraction se réalise, les agents des douanes pourraient demander au tribunal judiciaire la suspension ou la suppression d’un ou plusieurs noms de domaine / comptes de réseaux sociaux.
S’agissant du droit des marques, une série de mesures vient modifier le Code de la propriété intellectuelle (CPI) : mise en place d’une amende forfaitaire délictuelle de 200 euros en cas d’achat marchandises contrefaites 1 et possibilité pour le titulaire d’une marque de demander la suppression des noms de domaine ou des comptes de réseaux sociaux portant atteinte à la marque ou toute mesure propre à en empêcher l’accès.2
1 Modifiant ’article L 716-10 du CPI
2 Article L 713-7 du CPIQue prévoit le droit en matière de responsabilité des différents acteurs ?
Depuis 2004, la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) organise les règles de responsabilité applicables sur Internet à l’égard des différents acteurs et prestataires techniques :
– L’éditeur, en raison de son rôle actif, a une obligation de surveillance du site et est responsable de tout contenu contrefaisant qui y serait diffusé.
– le fournisseur d’accès à internet (FAI) bénéficie, lui, d’une irresponsabilité totale, tant sur le plan civil que sur le plan pénal, du fait de son rôle purement technique qui se réduit à « offrir un accès à des services de communication au public en ligne »3
– l’hébergeur, qui assure le stockage de contenus, est soumis à une responsabilité conditionnée non pas à son activité mais à son inaction. La LCEN impose ainsi à l’hébergeur de retirer promptement tout contenu illicite porté à sa connaissance par le biais d’une notification au risque d’engager sa responsabilité4.D’une manière générale, les prestataires techniques bénéficient d’un régime qui leur est favorable. La LCEN les dispense de toute obligation générale de surveillance des informations qu’ils stockent ou transmettent et ils ne sont pas soumis à une obligation de recherche des faits à l’origine des activités illicites.
En pratique, se pose alors souvent la question de savoir si tel ou tel acteur doit être qualifié d’éditeur ou d’hébergeur, les distinctions pouvant parfois être fines…
3 article 6, I, 1 LCEN
4 article 6, I, 2 et 3 LCENQuels sont les mécanismes d’action existants pour faire face à la contrefaçon en ligne ?
Le droit a conçu des moyens de lutte face au flux de contenus illicites sur Internet.
La LCEN a implémenté un blocage judiciaire qui prend la forme d’un « référé-internet » : l’autorité judiciaire peut prescrire à l’hébergeur ou au FAI toute mesure pour prévenir ou faire cesser un dommage occasionné par un contenu en ligne.
Les prestataires techniques sont soumis à une obligation de coopération : FAI et hébergeurs doivent transmettre à l’autorité judiciaire les données de nature à permettre l’identification de toute personne ayant contribué à la création d’un contenu au sein de leurs services5. Le juge peut les contraindre à effectuer une surveillance de façon ciblée et temporaire.
Enfin, toute personne ou entreprise peut solliciter la procédure extrajudiciaire UDRP6 pour combattre l’enregistrement abusif de marques en tant que noms de domaine. Cette voie a pour objectif, pour le titulaire de la marque, d’obtenir un transfert du nom de domaine litigieux à son profit. En parallèle, en matière de droit d’auteur, l’ordonnance du 12 mai 20217 retient la responsabilité des fournisseurs de services comme contrefacteurs du fait de la présence d’une oeuvre non autorisée sur leurs services lorsqu’ils ne peuvent prouver avoir accompli leurs meilleurs efforts et qu’ils ne se sont pas montrés suffisamment diligents.
5 L’article 6, II de la LCEN
6 Uniform Domain-Name Dispute Resolution
7 Ordonnance qui a transposé une partie des articles de la directive droit d’auteur (UE) 2019/790 du 17 avril 2019Et des zones de flous
On s’interroge toutefois sur l’étendue de la contrefaçon : est-ce le nom de domaine / le compte en lui-même qui doit porter atteinte à la marque ? ou alors retient-on que la contrefaçon de marque est qualifiée au regard du contenu du site associé au nom de domaine / de la page associée au compte du réseau social ?
Le texte ne précise pas non plus si la demande peut être faite en référé et ce qu’il faut entendre par « toute mesure propre à en empêcher l’accès » pour justifier la demande de suppression auprès du juge.
Enfin et surtout, même s’il est utile de renforcer la protection des titulaires de marques particulièrement sur Internet, on peut s’interroger sur la réelle utilité ou efficacité d’un tel dispositif en pratique, car la possibilité de demander la suppression d’un site, d’une page d’un réseau social ou d’un nom de domaine contrefaisant existe déjà, les textes actuels suffisent à cet égard.
Le texte n’envisage pas non plus une des questions centrales de la contrefaçon en ligne : le caractère international d’Internet. Il ne répond pas à la question de savoir comment le titulaire de droit peut interdire ou supprimer de manière certaine un site / une page de réseau social lorsque ledit site est édité et hébergé hors Union Européenne.
Il serait intéressant que la proposition ou son décret d’application nous éclairent sur ces sujets.La responsabilité du FAI et de l’hébergeur va aussi pouvoir être recherchée lorsque l’action ne sera pas exercée contre le propriétaire du nom de domaine ou du compte (alinéa 28). La rédaction du texte laisse ici planer un doute sur les modalités d’engagement de la responsabilité des prestataires techniques. Leur responsabilité est-elle subsidiaire dans la mesure où le propriétaire du nom de domaine ou du compte n’est pas identifiable ? C’est ce que prévoyait la proposition de loi dans sa rédaction initiale. L’ensemble des protagonistes semble désormais être sur le même plan.
Alors même que la LCEN permet au juge de demander la communication des données de nature à permettre l’identification d’un potentiel contrefacteur qui utiliserait les services des prestataires techniques, ce filtre semble occulté en permettant au titulaire d’une marque d’agir directement contre ceux-ci.
La disposition donne l’impression de faire fi du régime instauré par la LCEN en retenant la responsabilité du FAI qui pourtant bénéficie d’un principe d’irresponsabilité et celle de l’hébergeur en l’absence de toute notification préalable portée à sa connaissance.
Les prochains débats seront sûrement intéressants pour voir si le dispositif est complété.
8 « L’action peut être engagée contre les propriétaires réels des noms de domaine ou des comptes de réseaux sociaux ou contre une des personnes mentionnées aux 1 et 2 du I de l’article 6 de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique »

